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Covid-19: l’hypothèse de l’accident de labo fait un retour en force

24 MAI 2021    PAR FRANÇOIS BOUGON

L’OMS a ouvert lundi son Assemblée pour évoquer la fin de la pandémie de Covid-19 et la préparation de la suivante. Les pressions s’accentuent pour qu’elle lance une enquête approfondie sur ses origines, en n’écartant pas la piste d’un accident de laboratoire, malgré l’opposition de Pékin.

C’est pour Pékin l’équivalent du sparadrap du capitaine Haddock. Quelle est l’origine de la pandémie de Covid-19 à Wuhan à la fin 2019 ?

La Chine pensait avoir réglé cette question en imposant un récit écartant un accident de laboratoire, ce qui permettait de la dédouaner de toute responsabilité. Mais cette hypothèse revient en force au moment où l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se penche du 24 mai au 1er juin, à l’occasion de sa 74e Assemblée mondiale – son organe de décision –, sur la fin de la pandémie de Covid-19 et la préparation de la suivante.

Comme le soulignait le virologue Étienne Decroly dans nos colonnes (lire ici son interview par Caroline Coq-Chodorge), « il est essentiel de retrouver les origines de ce coronavirus pour se prémunir de futures pandémies ».

Pékin avait pourtant bénéficié d’un soutien de poids, celui des membres de la mission conjointe avec l’OMS qui, à l’issue de leur déplacement en Chine, avaient jugé fin mars 2021 « hautement improbable » la thèse de l’accident de laboratoire. Mais, au lieu de clore le débat, le rapport l’a ravivé, car de nombreux experts ont pointé les faiblesses de l’enquête et le manque de transparence des Chinois.

Le directeur générale de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a même immédiatement demandé, le 31 mars, des « études supplémentaires », soulignant que « toutes les hypothèses restent sur la table ». Il a aussi critiqué « le manque d’accès aux données brutes autorisé par les autorités chinoises ».

Dans le journal Science, une vingtaine de scientifiques de haut niveau – parmi lesquels l’Américain Ralph Baric, qui a travaillé avec l’Institut de virologie de Wuhan (WIV, Wuhan Institute of Virology) en 2014 – ont appelé, le 14 mai dernier, à examiner la possibilité d’une fuite de laboratoire, au même titre que celle d’une origine naturelle.

Lundi, le Wall Street Journal a mentionné un rapport des services de renseignement américains signalant l’hospitalisation en novembre 2019, avant les premiers cas détectés, de trois chercheurs de l’Institut de virologie de Wuhan, institution qui prélève des coronavirus dans la nature, les séquence, et parfois les cultive pour les étudier.

Un document du département d’État avait fait état en janvier, dans les derniers jours de l’administration Donald Trump – qui avait décidé de rompre avec l’OMS en raison d’une attitude jugée favorable à la Chine –, de chercheurs du WIV présentant des « symptômes correspondant à la fois au Covid-19 et à des maladies saisonnières courantes ».

« Cela soulève des questions sur la crédibilité des déclarations de Shi Zhengli, chercheuse principale du WIV, selon laquelle il n’y avait “aucune infection” parmi le personnel et les étudiants du WIV du virus Sars-CoV-2 ou des virus liés au Sars », indiquait le texte.

De retour à l’OMS, l’administration Biden pourrait faire pression pour obtenir une véritable enquête sur l’origine de la pandémie. « Cette Assemblée de l’OMS va être un moment important, car la Chine est toujours dans le déni, estime Brice Perrier, journaliste indépendant qui vient de publier Sars-CoV-2, aux origines du mal (Belin).Comment va-t-elle répondre et va-t-elle aussi se retrouver isolée si la demande d’enquête se fait pressante ? » 

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Interrogé lundi lors d’un briefing sur l’article du Wall Street Journal, le porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, Zhao Lijian, s’en est tenu à la ligne habituelle, dénonçant « la très politisée “théorie de la fuite du laboratoire” » et accusant les États-Unis de vouloir détourner l’attention sur leur éventuelle responsabilité, suggérant qu’un laboratoire situé dans la base militaire de Fort Detrick, dans le Maryland, soit l’objet d’une enquête.

Cependant, pour l’instant, le programme officiel de l’Assemblée de l’OMS dévoilé lundi n’a pas mis à l’ordre du jour la question de l’origine de la pandémie de Covid-19. Un an et demi après le début de la celle-ci – qui aurait fait au moins six à huit millions de morts, contre un bilan officiel d’environ 3,4 millions, selon Samira Asma, sous-directrice générale de la division données de l’OMS –, nombre de questions sont toujours sans réponses. 

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