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Israel-Palestine: violence colonialiste

Dans la nuit du 10 mai, Israël a bombardé Gaza, causant la mort d’au moins 20 personnes dont neuf enfants.

Le prétexte en était les roquettes envoyées depuis l’enclave palestinienne, que le bouclier israélien antimissiles a probablement en grande partie arrêtées.

Cette escalade meurtrière avait débuté le 6 mai, lorsque l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est a été le lieu d’affrontements violents entre Palestiniens, défendant leur droit à vivre dans cette partie de la ville, et nationalistes juifs d’extrême droite, partisans de la colonisation totale, soutenus par l’armée et la police israélienne.

C’est dans le quartier pauvre de Cheikh Jarrah que trois familles palestiniennes sont menacées d’une expulsion rapide, des dizaines d’autres étant sur la sellette à plus ou moins court terme. La maison de l’une d’entre elles était, le 6 mai, la cible de manifestants d’extrême droite, d’autres se massant dans les quartiers alentour au nom de la Journée de Jérusalem. Dans l’imagerie de la droite israélienne nationaliste, celle-ci symbolise la conquête de la partie est de la ville lors de la guerre des Six-Jours de 1967.

Aux provocations des colons s’est ajoutée la répression des forces de police et de l’armée contre les Palestiniens présents en ces soirs de ramadan devant la mosquée al-Aqsa, révoltés contre l’arrogance des manifestants d’extrême droite et contre la situation invivable que l’occupation israélienne perpétue. Les forces de répression ont même tenté d’empêcher la population de se rassembler pour le repas de rupture de jeûne, et d’arrêter les bus venant des villages alentour.

La décision de la Cour suprême, le 9 mai, de reporter le jugement censé autoriser l’expulsion manu militari des familles arabes du quartier Cheikh Jarrah n’a pas calmé la colère des Palestiniens.

Le 10 mai, après plusieurs soirs d’affrontements à Jérusalem, plus de 300 blessés étaient recensés dans les rangs palestiniens. Les hypocrites appels « à la retenue » adressés aux forces israéliennes par les grandes puissances occidentales n’avaient pour but que d’être publiés, et les déclarations sciemment provocantes de Netanyahou, toujours en peine d’alliances pour former un gouvernement, n’ont fait qu’encourager les agresseurs d’extrême droite.

La population, en particulier les travailleurs arabes de la ville et de ses environs, vit dans une insécurité grandissante, allant de la crainte de se voir retirer la carte de résident permettant de se déplacer pour leur emploi à celle de perdre leur maison, en passant par les menaces d’agression physique. Les dirigeants israéliens entraînent la population, arabe comme juive, dans une spirale de violences sans issue.

Viviane LAFONT

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